Poèmes d'Omme

Je suis parti de loin

Je suis même parti de très loin

Mère et père m'ont appris un peu de leur vie

De leur amour, de leur colère

J'ai été enfant, adolescent

Peut-être adulte un jour

Dans mon enfance, j'étais libre

Dans mon adolescence, j'étais moins libre

Maintenant que je suis peut-être un adulte

Je cherche la liberté

Dans mon enfance, j'avais des amis

Dans mon adolescence, j'avais des amours

Dans ma vie d'adulte, j'ai aimé

Dans mon adulte, je suis adolescent et enfant.

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Laisse germer les racines de ton coeur sur la pelouse de ta vie

Pour m'en faire un jardin d'éden

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Ta présence dans mon coeur a toujours une place de choix

Est-ce le ciel qui tourne dans tes yeux?

Est-ce la terre qui brûle dans ton ventre?

Est-ce l'amour qui vole dans ta tête?

Tu respires l'amour à pleins poumons

Tu sens la joie de vivre

Tes mains sont faites pour caresser

Tes lèvres sont faites pour le baiser

La douceur de ta peau invite à la caresse

Les pores de ta peau respirent l'amour

Tu possèdes bien ton rôle de femme

Je t'en prie laisse-moi sentir ta peau

Je t'en prie laisse-moi caresser ton corps

Laisse-moi t'aimer de tout mon être

Laisse-moi te faire l'amour

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Lune, tu es le phare de la terre

Tu guides les amoureux

Tu rends les coeurs  unis

Lune, toi la romantique

Tous les coeurs te chantent

Tu es ma lanterne de nuit

Éclaire de ta lumière blafarde

Tous les coeurs heureux

Tu es la plus belle-de-nuit

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Je cherche une fleur d'hiver pour te la donner

Cette fleur est supposée être dans le  coeur des humains

Il n'en tient qu'à nous de savoir comment la cueillir

Cette fleur se nomme tendresse

Elle ne demande qu'à être cueillie

Me laisserais-tu cueillir cette fleur d'hiver en ton sein?

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Image d'amour

Image d'un souvenir

Image d'une peine

Tu brûles d'un désir inassouvi

Tu n'oses pas car tu respectes l'image de pureté

Dans le fond tu restes déçu

Déçu d'une image qui n'est que le mirage d'une pensée

Déçu, parce que son coeur est inaccessible

En fin de compte il ne reste que l'image d'une pensée

Perdu dans le cahier des souvenirs.

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Cheveux gris

Nos amours sont vieux

Rien ne tient à rien

Seul le souvenir nous berce

Nos figures ridées sont le témoignage des ans

Que de beaux enfants nous avons eux

Aujourd'hui seuls

Que nous reste-t-il ?

Le passé qui fait souvenance

Te souviens-tu quand je t'ai rencontrée

Oh oui! un jour d'automne ensoleillé

Un jour féerique, comme tu étais belle

Avec ton air de jeunesse...

Toi aussi tu étais fière et belle

Je t'ai aimé à ton premier regard

Te souviens-tu?

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Attendre quelqu'un qui ne vient pas

Écouter des pas qui restent silencieux

Imaginer une conversation

Espérer la délivrance de la solitude

Attendre la mort qui ne vient pas

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Vent d'étoile

Vent du nord

Vent du sud

J'en perds la rose des vents

Poussière d'étoile

Étoile du sud

Étoile du soir

Tu es l'étoile d'un soir éphémère

D'un nuage la pluie tombe sur notre amour

Qui coule dans le fleuve de la vie et se perd dans un océan de larmes.

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L'air de rien tu es partie sans te retourner

Tu files ton chemin de coeurs brisés

L'air de rien tu es partie

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Viens t'éteindre dans mes bras

Viens jouir de la vie avec moi

Je t'aime pour la vie

Tu éclabousses mon coeur de joie

Ta présence près de moi est toujours douce

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La forme de ton visage

M'apporte la paix des yeux

Ton esprit m'éblouit

La courbe de ton corps

Me fait frémir de la tête au pied

Tu es tellement naturelle

Que la nature t'embellis

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Toi, femme que fais-tu pour moi ?

Tu arrives comme une inconnue

Tes yeux sont les perles de ta pensée

Tu as un corps félin

Ta main se fait douce

Ta voix est une mélodie pour mes oreilles

Tu me rends fou d'amour

Ah que j'aime Ah que j'aime

Amour, tu me tiens dans tes bras

Toi, femme que fais-tu de moi ?

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Le piéton regarde dans les vitrines et passe son chemin

Chacun à ses préoccupations

Tous les passants ont leur monde bien à eux

Celui des vitrines aguichantes

Ils rêvent de toutes ces belles choses

Souvent inaccessibles pour eux

Ils rêvent que dans leur monde il les possède nt

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Lavorama

Tourne à gauche

Tourne à droite

À force de regarder ces machines ma tête tourne

Tantôt à droite, tantôt  à gauche

Lave, rince, lave

Rince, lave, rince

Un cycle qui ne finit jamais

Si tu veux essayer

Place des trente sous dans la machine

Elle va tourner de droite à gauche

Juste pour toi

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Nuage tu caches mon soleil

Par ce temps gris tout devient morne

J'ai besoin de ton soleil

L'incertitude est angoissante

Pourquoi me laisses-tu seul ?

Avec mes espérances de vie

Demain peut-être...

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Bonjour tristesse

Tristesse quand tu nous tiens

Tu rends les coeurs mélancoliques

Tristesse, je te chante d'une voix brisée

Tristesse, tu raccourcis mes jours

Quand la tristesse est là

Les larmes sont de mise

Tristesse tu rends les faces mornes

Tristesse tu ne fais que passer

La joie reviendra bientôt

Adieu tristesse

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Neige tu, cache ma peine de ton manteau blanc

Tu figes nos amours comme un glaçon

Tes flocons sont mille soleils qui tombent sur terre

Tu caches le mal de la vie par ta présence

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SOLITUDE  I

Solitude, quand tu me tiens

Le temps est calme auprès de toi

J'ai le temps de lire en moi

La pensé se fait facile en ta compagnie

Je me souviens quand tu es près de moi

Solitude, tu me tiens

Je t'ai dans la peau

Tu es la plus fidèle des compagnes

Tu m'attends toujours partout où je vais

On s'oublie vite dans tes bras solitude

Solitude, je te tiens

Tu me donnes la paix de l'âme

Nous sommes liés pour la vie

Nous nous retrouvons immanquablement au même endroit

À deux nous serions moins solitaires

Solitude quand tu nous tiens

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SOLITUDE  II

Ma solitude a peur

Peur de rester seul

Seul pour une vie

Ma solitude a peur

Peur de te perdre

Perdre pour une vie

Ma solitude a peur

Peur de ma solitude

Une vie de solitude

Peur d'être solitaire

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L'automne arrive avec ses feux de couleur, sa brise fraîche

Je te dis bonjour car tu es la plus belle en ce jour d'automne

Tu te pars de tes plus beaux atouts pour me dire au revoir

Je m'endors pour l'hiver

Mais je vais revenir dans un éclatement de bourgeons vert tendre

Que je t'aime, que je t'aime amour de passage

Toi qui remplis mes yeux de mille feux

Toi qui me fais vieillir

Adieu, automne mon amour

©1980

Un bruit…
Du coin de l’œil, je vois les étoiles au delà de la fenêtre. J’entend le hululement du vent dans les branches des arbres dénudé de la foret, soudain un cri de chouette… Je sens la menace qui rode dans la nuit…. D’un pas lent je me leve de mon lit douillet et prête l’oreille au bruit de la nuit… J’allume une chandelle pour mieux écouté la rumeur du temps, lentement je me dirige vers la fenêtre qui donne coté foret, au travers de la vitre je vois la neige scintillé de mille feu, soudain…Une ombre passe sans laisser d’ombre dans l’air froid de la nuit… La sueur perle à mon front… Je sens une présence autour de moi , je ferme la fenêtre doucement pour pas réveillé l’automne, je me dirige vers le sentier qui contourne le lac…Un murmure me guide d’une oreille sourde et d’un  œil aveugle dans la montagne…
J’étire mon bras et allume la lampe de chevet… Un bruit, j’écoute… Que le vent qui passe part un coin de la fenêtre mal calfeutré à l’automne
Mon lit grince, on dirait le cri d’un oiseau… Je me leve, soudain!!! Un hurlement déchire l’air froid de la nuit, un cri à vous glacé le sang
par une chaude nuit d’été, un cri d’agonissement agonisant angoissant sans demi mesure mesurable dans le commun des mortels vivant me fit sursauté du plancher ou j’étais debout à écouté de stupeur stupéfaite ce cri de jouissance de femme féminine quand soudain je levatte mon pied gauche de la queue du chat… Une ombre a ombrager l’espace occupé par la fenêtre , Bozo le chat grimpe les rideaux comme chatte au soleil… La lune jette une raie de lumière blafarde sur le plancher de pin teint de teinte éteinte avec le temps… Un murmure persiste dans l’air, le silence est bruyant cette nuit… Je sors de la chambre sur mes pieds un pas à la fois, je regarde pour mieux écouté le temps qui passe… tic tac tic tac… Une lueur rouge éclaire mon cerveau par en dedans, la grosse orteil du pied droit heurte avec douleur le coin inférieur gauche de la chaussette en phentex bleu et vert… Toujours ce murmure qui persiste… j’ouvre les yeux, je vois rien…
Un murmure...

Un essai... Février 2003

Poèmes écrit en 1980 par Georges (Omme)

Toute reproduction interdite

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